Le nouveau collège de Cintegabelle
Illustration Image
Téléchargements
Les documents contenus dans cette page peuvent être téléchargés ici.
- No documents available.
Situé sur la commune de Cintegabelle, au lieu-dit Laurède connu pour avoir été durant les XIXe et XXe siècles le théâtre de découvertes archéologiques, antiques et médiévales remarquables, le projet portait sur l’édification d’un nouveau collège haute qualité environnementale et la valorisation de son écrin paysager naturel.
Le nouveau collège de Cintegabelle offre une capacité de 400 élèves au cœur d’un paysage de campagne surplombé par son village. L’architecture épurée, ouverte sur les superbes vues offertes par le site, comporte un toit terrasse et donne en son sein la part belle aux végétaux. Elle exprime avec détermination la sobriété énergétique et la volonté de réduire l’impact carbone. Le bois est ici le matériau roi, présent sur toutes les façades souvent dotées de brise-soleil pour une isolation éco compatible.
L’entrée principale est conçue comme un parvis-préau traversant, sous le bâtiment central vers la cour de récréation et le plateau sportif. Dans cet espace ouvert se trouve l’escalier monumental menant à l’étage réservé aux salles de classes (certaines avec vue sur les Pyrénées). Le rez-de-chaussée se départage entre, à gauche l’administration et le bureau des surveillants, et à droite le foyer du personnel, l’infirmerie, la salle informatique et la cantine.
La salle de restauration et le foyer des élèves, donnant sur la cour de récréation, illustrent la capacité du bâtiment à jouer en intérieur avec la lumière naturelle, notamment au moyen de magnifiques puits de jours et de larges fenêtres.
Le plateau sportif avec sa piste d’athlétisme, ses terrains de hand et de basket prolonge la cour de récréation et s’associent au gymnase tout proche, construit et géré par la Communauté de communes du Bassin Auterivain.
Le projet comprenait la construction du collège proprement dit, de trois logements de fonction, d’un plateau sportif, d’un parking bus de capacité 8 places, d’une aire de stationnement de 60 places pour les véhicules légers, d’un parvis extérieur et d’un espace de dépose minute. 5600 m² de surface de plancher seront construits.
Le projet s’inscrit dans le cadre d’une démarche de performance énergétique (niveau BEPOS), et de qualité environnementale :
Des fouilles préventives ont été menées du printemps à l’automne 2019 sur le terrain d’implantation du collège (1,3 hectare), par l’équipe du bureau d’études et de valorisation archéologiques Eveha, sous la responsabilité d’Alexis Corrochano docteur en archéologie.
Les 700 vestiges, dont 420 sépultures et 200 pièces de monnaie, issus de ces fouilles montrent une présence antique (du IIIème au Vème siècle de notre ère) ainsi que du Haut Moyen Âge (du VIème au Xème s.) et du Moyen Âge central (du XIème au XIIIème s.), sous la forme d’une nécropole puis d’éléments témoins d’un espace rural cultivé.
De la période antique, les lieux ont révélé un mausolée gallo-romain à hypogée, espace funéraire souterrain de forme carrée, au sol en mortier, avec subsistance de murs en élévation. À quelques mètres, un trésor monétaire de 200 pièces dans une amphore brisée a également été mis au jour ; la première étude numismatique estime son possible enfouissement dans la seconde moitié du IIIème siècle.
Ce mausolée fit place au début du Moyen Âge à une vaste nécropole de plus de 420 sépultures qui fournissent de nombreux éléments d’analyse de la population rurale de cette époque de transition entre l’Antiquité et le Moyen Âge plus récent que nous connaissons mieux. Les vestiges des XIème-XIIème siècles découverts sur le site indiquent un milieu alors voué à l’agriculture et au stockage des denrées (poteaux, fours, silos).
L’ensemble des trouvailles associées à Califour et Rego Loungo fait l’objet d’analyses en laboratoire (pendant deux ans) avec processus de lavage, de traitement et de classement minutieux. La totalité des pièces inventoriées sont maintenant propriétés de l’État et de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) qui décidera de leur destination. Elles pourront servir au travail d’étudiants en archéologie ou peut-être rejoindre les trésors du Musée Saint-Raymond de Toulouse.
Le chantier, précédé comme prévu d’une campagne de fouilles préventives, a été contraint de s’arrêter pendant deux mois de confinement auxquels s’est ajouté un mois nécessaire pour l’adaptation aux nouvelles normes sanitaires.
Devant ce ralentissement du chantier, le Conseil départemental de la Haute-Garonne a pris la décision en août 2020 de lancer un nouveau marché pour la construction d’un établissement provisoire qui ouvrira d’ores et déjà ses bâtiments modulaires à trois classes de 6e (90 élèves) en septembre 2021.
La réception des travaux a eu lieu en octobre 2021 et le collège livré en janvier 2022.
Les documents contenus dans cette page peuvent être téléchargés ici.